Mardi, 13 Octobre 2009 07:49
On assiste depuis quelques années à une montée en puissance de la question des capacités d’évaluation des politiques et programmes publics. Celle-ci résulte d’un ensemble de facteurs convergents dont :
- l’évolution en profondeur des cadres du développement (OMD, DSRP, NEPAD) et des modalités de l’APD (Déclaration de Paris, Initiative pour l’Afrique) qui placent les démarches d ’évaluation au cœur des politiques publiques et de leur pilotage stratégique ;
- une demande croissante d’évaluation émanant des Etats, des partenaires au développement et des professionnels de l’évaluation ;
- l’accent mis sur le renforcement des capacités nationales (Consensus de Bonn) ainsi que sur une meilleure organisation et gestion des connaissances ;
- la revendication croissante par la société civile d’une information sur les résultats et les impacts des politiques publiques.
C’est dans ce contexte qu’un atelier régional sur les processus de suivi évaluation (Nouakchott, octobre 2004) avait préconisé, parmi ses recommandations, la conduite de diagnostics des capacités nationales en évaluation, préalables à l’établissement de programmes de renforcement des capacités évaluatives. Cette idée a été concrétisée assez rapidement avec la réalisation en 2005-2006 d’une étude dans trois pays pilotes (Sénégal, Niger, Congo). Un rapport de synthèse (janvier 2007), présenté au congrès de l’Association Africaine d’Evaluation – AfrEA (Niamey, 2007), fait état des principaux résultats de cette première initiative mise en œuvre à partir d’une méthodologie commune. Parmi les retombées à un niveau national du processus, on notera, entre autres, l’organisation, sous l’égide de la Présidence de la République, des Journées Sénégalaises de l’Evaluation (octobre 2008) qui ont conduit à l’adoption d’un plan d’action.
L’étude sur le développement des capacités évaluatives (DCE) en Mauritanie s’inscrit dans la foulée de ce premier exercice et vise globalement à mettre sur pied un cadre opérationnel pour promouvoir l’évaluation des politiques publiques dans le pays. L’étude comporte trois objectifs spécifiques :
- faire l’état des lieux des capacités en évaluation et de la pratique évaluative dans le pays ;
- étudier les scénarios possibles d’institutionnalisation de l’évaluation puis formuler un plan d’action pour le développement des capacités en évaluation ;
- impulser un dialogue entre les acteurs nationaux, gouvernementaux et non gouvernementaux sur le développement de la culture d’évaluation et favoriser, par la même occasion, un échange sur le développement des pratiques évaluatives entre l’AMSE et les autres associations/réseaux francophones de l’évaluation.
Le processus se déroule en trois temps : (1) Phase préparatoire ; (2) Etat des lieux ; (3) Elaboration d’un scénario et d’un plan d’action pour le Développement des Capacités Evaluatives, appropriation nationale et mobilisation de ressources. La phase préparatoire a été réalisée du 24 janvier au 5 février 2009.
Ce rapport livre de façon préliminaire et partielle les premiers résultats de la phase relative à l’état des lieux. Cette dernière devrait être finalisée au cours de la première semaine d’avril et se traduire par une analyse plus poussée des résultats de la méta-évaluation et l’adjonction du diagnostic institutionnel.
Les documents du rapport préliminaire et du rapport de synthèse peuvent être téléchargés respectivement aux liens suivants: Rapport préliminaire, Rapport de synthése


